A J-4, (mardi 18 mars) du premier tour de l’élection municipale, le panneau « expression libre » à quelque pas de l’entrée du Parc Montreau a changé 3 fois d’affichage en l'espace d'une heure .

Dès le début du mois de mars le rythme d’affichage s’est accéléré et tour à tour ce sont les colleurs de P.Bessac, de J.P. Brard,  d’Ibrahim Dufriche, de Mouna Viprey qui rivalisaient et continuent  de se coller les uns sur les autres. A quelques jours du scrutin la « bataille des murs » auxquels se sont joints quelque fois les colleurs d’affiches du candidat R.Hammadi et ceux de M. Laporte a donc pris un rythme plus soutenu. Il n'est plus utile de le démontrer : l'affichage électoral et la "tenue des murs" demeurent en politique important comme médiation entre "le politique" et "l'électeur".

L’arrachage s’est lui aussi manifesté avec plus de vigueur et continuera jusqu’à l’heure fatidique de l’interdiction de coller soit la veille du scrutin à minuit. Cette intervention brutale sur le collage du concurrent, je l’ai déjà dit, est commune à toutes les campagnes. Il précède généralement la venue d’une équipe pour recoller sur le concurrent, encore plus sur l’adversaire.

Cela dit s’est bien le collage et la tenue du panneau à son profit qui demeure le plus important. Laquelle des équipes de collage aura le dernier mot ? Samedi 23 mars à minuit tout se jouera...et quelques heures après, très certainement. Car il est important de tenir les panneaux de libre expression le jour du scrutin.

Le panneau du Parc Montreau ainsi que tous les autres de la ville se recouvriront peut-être entre les deux tours de deux ou trois nouvelles affiches pour susciter le choix, l’adhésion, « séduire » pour ce faire élire.

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La liste soutenue par le NPA

Il n’aura été recouvert qu’une seule fois par la liste Montreuil Anticapitaliste et Solidaire, soutenue par NPA. L’affiche d’un petit format est collée sans en dessous de celle de Razzy Hammadi et pas dessus et recouvre en partie celle de Mouna Viprey, d'ores et déjà recouverte par celle du candidat officiel. D’un plus petit format on la distingue difficilement. On peut lire toutefois l’intitulé dont chaque début de mot forme une initiale pour former comme le nom d’un parti M.A.S illustré d’un point fermé qui n’est pas sans rappeler le graphisme des années 1968, des Ateliers des Beaux-Arts. Soutenue par le NPA (Nouveau Parti anticapitaliste), la liste n’affiche pas volontairement une tête de liste mais 2 porte-paroles : Aline Cottereau et François Mailloux. Ce dernier a été plusieurs scrutins consécutifs le candidat des listes soutenues par la LCR. Une seule affiche collée, un seul collage repéré, une conception amateur, visiblement les moyens engagés ne sont pas les mêmes que ceux des autres listes. En plus, culture révolutionnaire oblige, mêlant antistalinisme d’héritage et tendance anarcho-syndicaliste, il n’est pas question que la tête de liste, en l’occurrence, Aline Cottereau, s’affiche seule. Le titre de « porte-parole » exprime bien d’ailleurs la primauté donné au collectif plutôt qu’à l’individuel. Elle est même accompagné de l'un de ses camarades en la personne de F. Mailloux. Or l’affichage électoral à Montreuil, comme partout en France, a surtout mis en avant la tête de liste. Le Front de gauche y compris qui a tantôt présenté un collectif, tantôt présenté en affiche le seul visage de Patrice Bessac, a, fini par n’afficher que son candidat « tête de liste ».

Ce sont bien des visages clairement identifiés, parfois dans le cas de Mouna Viprey surtout mis en avant, que l’on a pu voir se succéder dans cette bataille d’affiche.